Quel est l’âge limite pour se mettre au yoga ?
Aucun, vous pouvez commencer à tout moment – à condition d’écouter les messages que vous envoie votre corps, bien sûr. Autrement dit, si un mouvement vous fait mal, renoncez à l’exécuter…
Je ne suis absolument pas souple, est-ce une contre-indication pour démarrer ?
Absolument pas, c’est même une bonne raison de vous lancer ! Je propose généralement des variantes dans les postures pour permettre à tout le monde de les exécuter : plier les genoux, utiliser une ceinture quand on a les bras trop courts, par exemple. Et gardez bien en tête que l’idée n’est pas de poser le nez sur vos genoux, mais plutôt de chercher et, à la longue, de créer de l’espace dans votre corps.
De quoi ai-je besoin ?
Le seul accessoire vraiment indispensable est un tapis de yoga d’une épaisseur de 3 à 5 mm – pas besoin d’investir des sommes faramineuses, si vous êtes en Suisse, vous pourrez commander en ligne ici des modèles qui coûtent une trentaine de francs et sont parfaits. Pour le yin (lire ci-dessous), préférez un modèle plus épais (5 mm). Il est évidemment possible de pratiquer sur un tapis ou un parquet, mais vos articulations risquent de ne pas apprécier l’exercice, à la longue… Votre studio préféré vous fournira le reste du matériel.
J’ai du mal à me concentrer pendant les cours, au point où je me demande si le yoga est vraiment fait pour moi…
Fichez-vous la paix! Votre cerveau est tellement habitué à être occupé en permanence qu’il saute sur le moindre moment où vous ne lui donnez rien à faire pour vagabonder. Il se pourrait bien que cela change, à la longue.
Le yin yoga, c’est quoi ? (Et 3 bonnes raisons de vous y mettre!)
Si vous avez envie de sortir de votre roue de hamster, de lever le pied, de ralentir le rythme, mais que vous ne savez pas trop par où commencer le yin est fait pour vous ! La pratique est accessible même aux débutant-e-s: il suffit de savoir s’affaler sur un coussin!
En yin, on fiche la paix à ses muscles : Ces derniers tiennent la vedette dans le yoga type hatha, vinyasa ou ashtanga, où l’on bouge –autrement dit, où l’on est dans le yang. Le yin travaille sur les ligaments, les os et même les articulations, peu mobilisées lors de ces pratiques plus actives. Rien de tel pour les garder en bonne santé.
Le yin, antidote au stress : Cette pratique nous invite à faire une pause, à laisser la posture nous trouver, en somme. Pour l’attendre confortablement, on s’aide de couvertures, coussins et blocs. Et on respire… notre esprit rejoint notre corps, on s’ancre dans le moment présent, on explore ses propres limites tout en douceur et on « tire la prise ». La détente physique entraîne celle du mental, on lâche prise, on fait une pause, un pas de côté.
Le yin, un super anti-âge : En yin, on travaille sur les fascias, ces tissus blanchâtres qui enveloppent et relient souplement tous les composants de notre corps. Avec les années, les accidents, la sédentarité, les aléas de la vie, ils ont tendance à se rigidifier. Pratiquer le yin, c’est leur permettre de retrouver et de conserver leur souplesse. Toujours ça de gagné !